Monténégro | Baie de Kotor

Les bouches de Kotor ont tout pour plaire. La baie est en fait un fjord – et même le plus grand fjord méridional d’Europe. Ici, l’eau turquoise de l’Adriatique joue avec le vert des versants escarpés du Durmitor. C’est dans ce cadre idyllique que l’on trouve Perast, Kotor ou encore Herceg Novi, petits villages de pêcheurs aux doux airs d’Italie…

Perast

A peine arrivés à Perast, c’est le coup de cœur! La douceur, le calme qui se dégagent de ce petit village, les jolies maisons en pierre de couleur crème, et les eaux turquoises… je tombe immédiatement sous le charme de ce petit coin de paradis.

Longtemps sous domination vénitienne, Perast comportait auparavant plus de 200 palais (!) et 14 églises. Aujourd’hui, le village ne compte plus que 17 palais, plus ou moins bien conservés. Mais peu importe, le charme opère toujours !

Quant aux anciens lieux de culte, on les découvre en se promenant au hasard des ruelles et de la végétation.

Kotor

Après une matinée magique à Perast, nous partons visiter Kotor, plus étendue que sa voisine, mais aussi bien plus touristique.

Après de multiples invasions, Kotor passe au XIIème sous protection vénitienne. C’est la République de Venise qui bâtit le Kotor que nous pouvons visiter aujourd’hui.

Pour la petite anecdote, Kotor s’est construite au petit bonheur la chance : aucun nom de rue, aucun plan, les maisons sont bâties sans souci d’alignement ou d’harmonie, les places affichent des formes biscornues … Et il est d’autant plus agréable de se promener dans ce joyeux dédale si atypique!

Après avoir fait le tour des ruelles et principaux monuments de Kotor, L. et moi prenons notre courage à deux mains, une petite citronnade pour faire le plein de vitamines, et attaquons la grimpade des remparts de Kotor!

La « Petite muraille des Balkans » (en référence à la grande muraille de Chine) a été très tôt bâtie pour protéger Kotor des envahisseurs. Elle comporte trois portes, une chapelle, construite par les survivants d’une épidémie de peste au XVIème siècle, des murs à doubles épaisseurs ; 1426 marches mènent à la Citadelle San Giovani, située à 280m d’altitude. Et c’est là que nous nous rendons!

La vue a la réputation d’être sublime, mais elle se mérite! Nous franchissons le pas en fin de journée (tant pour éviter l’insolation, que pour profiter du coucher du soleil) et grimpons, grimpons, grimpons… Je râle, peste, trébuche, mais une fois arrivée au sommet, je reste sans voix.

Nous sommes nombreux à patienter à l’intérieur du fort en ruine pour voir le soleil se coucher sur la baie. Malheureusement, nous ne verrons pas grand chose, le soleil étant en grande partie dissimulé par les montagnes, et décidons donc de redescendre avant la tombée de la nuit (ce que nous n’avons pas regretté, après avoir pu observer quelques retardataires descendre les remparts à la seule lumière de leur portable!)

La baie de Lustica

Voici (déja!) venu notre dernier jour au Monténégro!

Un peu déçus par la côte et ses plages bétonnées, nous décidons de profiter de notre dernier jour pour partir à la découverte de la baie de Lustica, dont les côtes sont réputées plus sauvages que celles de Kotor ou Budva.

Rose : ce rêve bleu…

Notre première étape sera le petit village de pêcheurs de Rose. Le village est mignon, toujours dans le même style, mais beaucoup moins touristique que Perast ou Kotor. Ici et là, les locaux bronzent ou s’occupent de leur bateau. Nous avons même vu le chef d’un restaurant se faire livrer ses denrées par une petite embarcation!

Crapahutage et baignade dans la baie de Lustica

Une fois notre petit tour achevé, nous remontons en voiture, et nous laissons guider par notre instinct. Objectif : trouver une petite crique cachée où se baigner loin des touristes et du brouhaha.

Après une vingtaine de minutes de route, et une dizaine de minutes de descente dans les bois, nous arrivons sur une plage au milieu des rochers. Nous avons passé l’après-midi tout seuls, simplement heureux d’être ici 🙂

Herceg Novi

Aujourd’hui, nous quittons le Monténégro pour la Croatie. C’est avec un petit pincement au coeur que nous rendons les clés de notre petit nid à notre hôte (accompagné d’une petite pointe de fierté, lorsqu’elle nous avoue qu’en 9 ans à Kotor, elle n’a pas encore trouvé le courage de tenter l’ascension des remparts!).

En chemin, nous nous arrêtons pour jeter un coup d’œil au Monastère de Savina, situé à une dizaine de minutes d’Herceg Novi (et au passage, plutôt mal indiqué!). La promenade dans ses jardins offre une parenthèse calme et agréable.

Deuxième étape : Herceg Novi, où nous nous arrêtons sans grande conviction. Au final, nous avons été agréablement surpris par cette ville-forteresse et sa belle vue sur la mer.

Nous reprenons ensuite la route, heureux de découvrir la seconde partie de notre périple : la région de Dubrovnik.

Notre arrivée à Zaton

Après avoir passé la moitié de l’après-midi dans les bouchons entre les postes de frontière monténégrin et croate, fait une pause pizza au bord de mer à Mlini, nous arrivons dans le second Airbnb de notre séjour, à Zaton (à 8km de Dubrovnik). Après de nombreuses minutes (heures?) d’hésitations, nous avions finalement fait le choix d’éviter la vieille ville (trop bruyante) et avons opté pour un lieu plus paisible et bon marché, à savoir Zaton.

Quel bonheur! Si vous avez l’occasion de visiter Dubrovnik, je ne peux que vous recommander ce logement. Le lieu (bien que très escarpé), est paradisiaque, les extérieurs sont splendides, et surtout, Nevenka et sa fille sont tellement accueillantes! Toujours présentes pour échanger, nous conseiller, nous offrir de petits gâteaux faits maison ou des fruits frais du jardin. Un séjour de rêve!

Je vous laisse avec en bonus, la vue depuis notre logement sur la jolie baie de Zaton <3

A suivre : notre découverte de Dubrovnik, la « perle de l’Adriatique »

Cet article a 7 commentaires

  1. Un joli petit article qui donne envie de découvrir ces lieux paradisiaques. Des photos qui font rêver…

    1. Merci beaucoup !
      Je te conseille de t’y rendre avant que ça ne devienne trop touristique, c’est vraiment un très beau pays!

  2. Merci pour toutes ces belles images. J’écris un roman dont une partie se passe dans le Monténégro. Je vais placer tous ces magnifiques sites dans mes favoris et j’y retournerai souvent.

    1. Génial ! Ravie si tu as pu trouver un peu d’inspiration en mon article 🙂
      De quoi parlera ce roman ? Pourquoi le Monténégro?

  3. Je t’en prie, continue de me tutoyer même si j’ai 82ans. Cela me rajeunira.J’écris un roman qui raconte ma vie de façon originale. (Je crois!!!) Chaque
    période parle de ma vraie vie puis de mon 2ème choix.Il existe une théorie qui dit que chaque fois que nous faisons un choix(amour,métier,habitation) une infime partie de notre subconscient part continuer son existence avec le 2ème choix. En 1958, dans un camp de Yougoslavie, j’ai connu Ljubisha, un Monténégrin. Nous avons vécu un amour de vacances. Je devais partir dans son village du Monténégro pour l’épouser. Comme tu l’as deviné, je n’y suis jamais allée. Après avoir raconté cette aventure amoureuse, je vais vivre le 2ème choix, c’est à dire ma vie dans le Monténégro. Je dois donc choisir un village et le connaître assez pour donner l’impression que j’y suis. Je traduis ce que tu penses: »on est ouf à tout âge ». Surtout continue les voyages. Ils laissent tellement de bons souvenirs.

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